Législatives du 16 février : le rendez-vous de la survie pour Me Salif KEBE

Législatives du 16 février : le rendez-vous de la survie pour Me Salif KEBE

En théorie, c’est le 16 février prochain que les électeurs renouvelleront le mandat des députés. Un processus électoral polémique avec sans véritable enjeu. La raison, en dehors du RPG Arc en ciel (parti au pouvoir, NDLR) tous les grands partis politiques ne participent pas à ces élections. Ils protestent ainsi contre le déroulement des opérations qui répondent à la « seule volonté » du pouvoir et de son homme à tout faire Me Salif KEBE, maître de tout à la CENI. Cependant, le manque de sérénité qui entoure le processus électoral pourrait bien être la goutte qui va faire déborder le vase.

Ce n’est un secret pour personne, le président de la CENI et son collège de neuf commissaires ne maîtrisent plus le chronogramme élaboré l’année dernière. Une source interne n’exclut pas que la commission électorale soit dans l’incapacité de tenir le rendez-vous du 16 février 2020. Selon la source des circonstances, qui apparaissent aux yeux des observateurs comme les conséquences des graves dysfonctionnements dans la gestion du processus à savoir : « le retrait de 7 commissaires du déroulement du chronogramme et qui dénoncent la fiabilité du fichier électoral ; la violation de l’article 144 du Code électoral pour le dépôt des listes de candidature ; le dérapage des délais du chronogramme pour le respect de la date du 16 février ; la non affichage des listes électorales et non mise à disposition de la nouvelle liste électorale partout où besoin est, conformément à l’article 28 du Code Electoral.»

A ces manquements, il faut noter également les communications qui en rajoutent de plus en plus à la confusion du public, notamment sur le sort de l’opérateur : Innovatrics, du concours d’Ingénieurs maliens, burkinabé et de la collaboration avec une société ivoirienne, tous impliqués dans la gestion non consensuelle du processus électoral. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’opposition représentative (UFDG, UFR, PEDN et BL) entre autres ont refusé de participer à une mascarade électorale et avec pour décision d’empêcher toute élections hors normes.

Cette menace de l’opposition si elle est exécutée, elle sonnerait le début de la disgrâce pour le petit dieu de la CENI, Me Amadou Salif KEBE auprès du pouvoir et du peuple de Guinée. Toutefois, s’il réussi son forcing les conséquences politiques seront dévastatrices pour l’avenir démocratique de la Guinée, qui s’enfoncera d’avantage dans la crise sociopolitique. Dans tous les cas, il serait bien pour tout le monde de s’entendre afin de conduire le processus avec intelligence et non dans la précipitation.

Amadou Sylla

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Categories: Politique

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