Crise en Guinée : la France et les États-Unis ont choisi leur camp

Crise en Guinée : la France et les États-Unis ont choisi leur camp

Il y a deux semaines, le chef de la diplomatie française a exprimé des réserves sur la volonté du pouvoir guinéen à faire adopter une nouvelle constitution. Dans un petit commentaire, Jean-Yves L. avait déclaré qu’une « réforme de la Constitution guinéenne ne nous paraît pas être obligatoirement partagée, ni par sa population ni par les voisins de l’État guinéen ». Interrogé sur la même question le 17 janvier dernier le sous-secrétaire d’État américain aux affaires africaines, Tibor P. Nagy, a confié à RFI que son pays surveille de très près l’évolution de la situation sociopolitique en Guinée.

« Je connais le président Alpha Condé depuis des décennies. Depuis l’époque où il était prisonnier politique (…) C’est une chose de modifier sa Constitution en donnant la parole au peuple et en suivant un processus clair. Mais là où nous avons un problème, c’est quand les dirigeants changent une Constitution uniquement pour se maintenir en place », a-t-il déploré.

Est-ce le cas aujourd’hui en Guinée ? « Je ne sais pas. Nous surveillons cela de très près. Il y a eu des évènements très inquiétants, avec des violences, des manifestations violentes et une répression violente. Notre ambassadeur est très impliqué et, à Washington, on regarde également cela de très près », répond il à radio France internationale.

En ce qui concerne les États-Unis, il n’est pas question de soutenir un choix qui ne reflète pas la volonté populaire. Avec la France, « On dit exactement la même chose. Le peuple de Guinée est le fondement de la souveraineté nationale et du pouvoir d’État. Si le processus est soutenu par le peuple, alors il est acceptable. S’il ne l’est pas ou s’il est manipulé, alors il n’est pas approprié. Dans ma position, il est très inconfortable de dire : ceci peut avoir lieu ou pas, ceci est bien ou mal. Car au bout du bout, ce n’est pas aux autres pays ou à quiconque d’autre de décider, c’est au peuple. Le pouvoir doit rester au peuple. », a commenté le sous-secrétaire d’État aux affaires africaines.

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Categories: Politique

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