A la Une: le durcissement entre Washington et Téhéran (rfi)

A la Une: le durcissement entre Washington et Téhéran (rfi)

« De nouvelles sanctions contre les secteurs iraniens du fer, de l’acier, de l’aluminium et du cuivre, pointe Libération : hier soir, Donald Trump a encore durci le bras de fer avec Téhéran. Quelques heures plus tôt, l’Iran avait annoncé qu’il suspendait certains de ses engagements pris dans le cadre de l’accord international sur le nucléaire iranien, ­conclu en juillet 2015 et dont les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement il y a un an. En ripostant avec modération aux sévères pressions imposées ces derniers mois par l’administration Trump, le régime iranien, constate Libération, a lancé un ultimatum aux autres signataires (Chine, Russie, Union européenne, France, Royaume-Uni et Allemagne). Lesquels n’ont pourtant jamais semblé aussi impuissants pour sauver cet accord, aujourd’hui très fragilisé, dont l’objectif était de limiter drastiquement le programme nucléaire iranien en échange d’une levée partielle des sanctions internationales. Tout cela, relève encore Libération, dans un climat de tensions régionales extrêmes, alimentées notamment par les faucons de la Maison Blanche. ‘Dans cette phase de ­tension maximale, la possibilité d’incidents armés est quasiment ­infinie’, s’inquiète un ancien haut diplomate français, fin connaisseur du dossier. »

Oui, attention, lance La Charente Libre, « il est des anniversaires qu’il vaudrait mieux ne pas célébrer. Le premier anniversaire de la rupture unilatérale par l’administration Trump de l’accord international sur le nucléaire iranien est de ceux-là, lourd de menaces d’une confrontation directe après un demi-siècle de ni guerre ni paix entre l’Iran et les États-Unis. »

L’Europe trop inféodée ?

« Il y a là, déplore La Croix, une triste illustration du fonctionnement actuel de ce qui mérite moins que jamais le nom de ‘communauté internationale’. L’accord de 2015 a été l’une des dernières illustrations positives du multilatéralisme. Ce texte avait certainement beaucoup de défauts et, au vu de ce qui se passe au Moyen-Orient, personne ne prétendra que l’Iran favorise en toutes circonstances l’amitié entre les peuples. Du moins, pointe La Croix, cet accord laissait-il entrevoir la possibilité d’une désescalade régionale. Donald Trump, poussé par Israël, y a mis un terme, pour tenter de faire chuter le régime de Téhéran. Pari aussi dangereux qu’aléatoire. »

Enfin Le Courrier Picard s’agace… « Depuis un an, coincés entre le marteau et l’enclume, l’Europe et singulièrement la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni n’arrivent pas à contourner les sanctions américaines. La stratégie d’isolement de l’administration Trump fonctionne. Les trois pays européens sont tiraillés entre la position d’outre-Atlantique et celle qu’ils voudraient assumer : le respect d’un accord dont ils ne se sont pas retirés. »

Alors, s’exclame le quotidien picard, « il est grand temps d’imposer les vues internationales de tradition française qui étaient, depuis de Gaulle, de considérer d’abord notre intérêt. On peut détester Poutine, Rohani, le pape ou qui l’on veut. Il faut penser autrement qu’en arrimant l’Europe à l’Amérique… ou à d’autres. Envisager des sanctions envers l’Iran serait dangereux, contre-productif et sans doute inutile. Dès lors, retrouvons la voie du dialogue. Il suffit de se passer de Trump. Ce n’est pas si dur. »

« Parlez-nous d’Europe ! »

A la Une également, le coup d’envoi de la campagne pour les élections européennes…

« Peu de Français auront vu la différence, remarque Le Journal de la Haute-Marne : nous sommes désormais en campagne électorale pour les européennes. La vivacité du débat intérieur, embrasé par le mouvement des Gilets jaunes, l’a quasiment occultée. Le scrutin du 26 mai est une élection intermédiaire qui sert d’exutoire. C’est couru d’avance, estime le quotidien champenois. Les perdants de la présidentielle tenteront de prendre leur revanche après leur lourde défaite, et les vainqueurs feront tout pour arriver en tête. De fait, le débat politique est largement dominé par les affaires domestiques : le pouvoir d’achat, les retraites, l’immigration, etc… »

« Parlez-nous d’Europe ! », fulmine Le Figaro. « Entre black blocs et Gilets jaunes, grand débat et petites polémiques, l’Europe a cherché à se frayer un chemin : en vain. À la place, un simulacre d’entre-deux-tours où comme dans les tournées de province, les premiers rôles sont joués par des doublures : Loiseau dans le rôle de Macron, Bardella dans celui de Le Pen, avec, en arrière-plan, Bellamy s’acharnant, en un sourire angélique, à disloquer cette matrice infernale. »

Pour Le Figaro, la vraie question est : « Quelle Europe voulons-nous ? La question devrait réveiller les esprits, même les plus assoupis. »

Macron, le nouveau géant vert ?

Hier, La République en Marche, le parti présidentiel, a publié son projet pour l’Europe… Un projet qui « confirme les premières tendances, remarquent Les Echos. Le climat et les frontières s’imposent comme les deux grands thèmes de la campagne européenne, côté Français du moins. Le premier inspire la totalité des listes de gauche, les secondes celles des Républicains et du Rassemblement national. Emmanuel Macron mixte des deux. Il met l’écologie en tête, devant le thème de la puissance économique qui lui ressemble davantage ; il n’oublie pas ‘la protection des frontières, condition du maintien des libertés’. »

Justement, Libération s’interroge : « Emmanuel Macron fait-il sa transition écologique ? (…) Emmanuel Macron, le nouveau géant vert ? Ne pas avoir prononcé une seule fois le mot ‘biodiversité’ lors de sa conférence de presse le 25 avril n’aide pas à le croire, pointe le journal. Le peu de conviction avec laquelle le président de la République a annoncé lundi, au débotté sur le perron de l’Elysée, ‘un changement profond’ sur la question écologique non plus. Et même si le programme présenté par Nathalie Loiseau et Pascal Canfin, les têtes de liste LREM aux élections européennes, s’ouvre sur les enjeux environnementaux, la sincérité de ce verdissement macronien interroge. Véritable virage ou simple inflexion ? Affirmation certes trop tardive mais sincère d’une conviction écologique, ou éléments de langage trahissant un pragmatisme plus politicien que politique ? A quelques jours du scrutin européen, conclut Libération, il est permis de douter de la bonne foi présidentielle. »

Les syndicats unis pour la défense du service public

La grève ce jeudi dans la fonction publique… « Les syndicats reprennent du poil de la bête, pointe Le Midi Libre. Éparpillées façon puzzle aux quatre coins de Paris le 1er Mai dernier, les organisations veulent afficher leur unité, ce jeudi, pour défendre tous ensemble les services publics. Peu convaincus par les obscures maisons France-Services voulues par le chef de l’État, les militants de la CGT, de la CFDT ou de FO ont promis de mettre leurs divisions au placard dans l’intérêt des fonctionnaires. »

Et puis les enseignants en grève également… « Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, longtemps qualifié de meilleur élève du gouvernement, est-il en train de perdre la main ? », s’interroge Le Parisien. (…) Le fond du problème ? Une politique ministérielle perçue comme directive, voire autoritaire, relève Le journal, suite à des circulaires inhabituellement détaillées sur la manière de faire classe, ou le rappel à l’ordre d’enseignants qui avaient refusé de faire passer tout ou partie des nouvelles évaluations des enfants à l’entrée en CP, qu’il jugeaient peu adaptées aux enfants. »

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