Persécuté pour ses opinions politiques, Mamadou Bachir a choisi de s’exiler

Persécuté pour ses opinions politiques, Mamadou Bachir a choisi de s’exiler

En Guinée, milité contre les dérives du régime devient de plus en plus dangereux pour les citoyens, la couche juvénile notamment. Cette situation contraire aux normes démocratiques est due à l’intolérance de l’entourage du président Alpha Condé, déterminé à confisquer le pouvoir au-delà de la fin du dernier mandat en 2020. Ce qui oblige tous les jours des Guinéens à choisir l’exil pour sauver leur tête.

Originaire de la région de Labé, Mamadou Bachir BARRY, est âgé de vingt-six ans. Il est marié et père de deux enfants. Pour lui, tout a commencé en 2015, lors de l’une des nombreuses journées de colère organisées par l’opposition pour réclamer l’organisation d’élection transparente. Selon les témoignages de ses proches, en avril 2015, Bachir, comme l’appelle affectueusement son entourage, a été ciblé par des agents gouvernementaux qui lui reprocheraient le fait d’avoir encouragé les populations à sauver une fille des griffes d’une unité de gendarmerie déployée au célèbre carrefour de Bambéto.

Responsable de bureau de l’un des comités de base de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), principale force d’opposition au régime d’Alpha Condé, Mamadou Bachir et nombreux de ses camarades ont plusieurs fois été arrêtés et jetés en prison, à cause de leurs opinions politiques.
Très souvent, ces habitués des geôles des escadrons de gendarmerie se promènent dans les rues de la capitale avec la peur de se faire rattraper à tout moment. Soit par un nouvel séjour en prison, ou par une balle mortelle que les autorités du pays ont toujours qualifié de ‘’ balle perdue ‘’ mais sans jamais ouvrir des enquêtes sérieuses pour déterminer les circonstances de cette grave violation des droits humains.

A noter que parfois, la répression n’est pas seulement de nature à mettre des opposants en prison, ou dans des centres de détentions non conventionnelles. Entre 2012 et fin 2018, l’opposition a regretté plus de cent jeunes froidement assassinés par des Hommes en uniformes des forces de défense et de sécurité. Depuis 2013, les multiples accords signés avec le pouvoir Condé réservent toujours l’espoir d’ouvrir des enquêtes pour retrouver les auteurs de ces bavures. Seulement, jusqu’à ce jour, rien n’est fait pour rendre justice aux victimes, parmi lesquelles, Mamadou Bachir Barry à trois cousins, dont un mineur qui a reçu une balle mortelle sur le balcon de son immeuble à Bambéto en 2016.

Amadou Sylla
+224 661 166 663

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Categories: Société

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