Hommage à El hadj Ibrahima SAMBEGOU BARRY !

Hommage à El hadj Ibrahima SAMBEGOU BARRY !

La fin d’une génération ! C’est bien de cela qu’il était question à l’annonce de son décès, un jour du 24 novembre 2012, à l’âge de 93 ans. Fils de Mody Mamadou GOURAÏSSIOU et de NÉNÉ AÏ, El hadj Bemba comme l’appelait ses proches est né en 1919 à Timbo. Il était de la cinquième génération de la grande famille de karamoko Alfa, le père fondateur du Fouta théocratique.

En 1929, alors qu’il n’avait que 10 ans, son enfance a fait face à l’une des premières épreuves de sa vie. A l’origine, la défaite de son père lors de la bataille de « Bokétö », où la famille avait  connu une perte très considérable.  C’est fut donc l’étape de Siguiri, le début d’une nouvelle histoire loin de la terre de ses ancêtres.

Déjà en 1926, Ibrahima SAMBEGOU BARRY suivait son apprentissage coranique à Dabola, dans une autre famille royale. Cette fois, celle d’Almamy Aguibou, un fidèle ami et compagnon de son père mody Mamadou GOURAÏSSIOU. C’est là qu’il a rencontré pour la première fois en 1934, feu BARRY DIAWADOU,  le père fondateur du bloc africain de Guinée (BAG).  Grace à ce leader politique, il a accumulé une batterie de savoir, notamment le français (langue coloniale), et cette époque fut décisive pour lui et elle permit de l’ouvrir des nouvelles horizons à travers d’autres connaissances, dont : feu BAH KEITA ou encore Falaye TRAORE.

En 1938, il s’est lancé dans des mouvements de contestations contre les pratiques coloniales. Quelques années plus tard, il a ensuite travaillé avec ses pairs africains, notamment guinéens et maliens pour l’abolition de certaines pratiques, les travaux forcés surtout. Son engagement  en politique n’est pas resté sans conséquences comme c’est fut le cas pour beaucoup d’africains.  Il ainsi échappé de justesse à plusieurs séries d’arrestations (…)

Le défunt a laissé derrière lui quatre fils : (El hadj Mamadou GOURAÏSSIOU, El hadj Saïkou Amadou, El hadj Alfa Mamadou et Alfa Ousmane), et une épouse HADJA AISSATOU BARRY,  l’une des petites filles du roi de Fougoumba.  Avant sa mort le 24 décembre 2012 à l’hôpital Luxambour de Bamako, il  était doyen de la famille et chef du village de « TIMBO- SIGUIRI ». La famille et moi prions tous pour le repos de ton âme.

Mamadou Pathé BARRY, l’un des petits fils

Depuis New York

 

 

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Categories: Société

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